Hommage à notre regretté collaborateur Abou Niangadou

HOMMAGE À ABOU LE GRAND
Ce mardi 18 août 2026, l’appel d’Abidjan a sonné comme un tonnerre. Et oui, l’information était si amère et si lourde : « Abou s’en est allé », nous dit-on. Face à cette épreuve, nous n’avions de choix que de rendre grâce à Dieu : « Inna lillahi wa inna ilaihi Raj’un ». À Dieu nous appartenons, à Dieu nous retournerons.
Le ciel s’est soudainement assombri à nos yeux, comme si une étoile venait d’y tomber. Attristés, abattus, les regards se sont figés et tous murmuraient alors l’information de ton départ.
Vendredi soir, nous imaginions qu’arrivé à l’aéroport de Bamako, tu emprunterais le couloir que les autres passagers ne prendront pas et que toi non plus, n’avais jamais emprunté de ton vivant. Que tu arriverais, pas comme les autres fois, que tu serais remis, cette fois-ci, à tes proches. « Allahou Akbar ».
Un dernier adieu à Kassela
Samedi 22 août 2026, tous, nous accourrions vers Kassela, ta terre préférée : parents, amis, collaborateurs, cohabitants du village ; tous se sont joints à ta famille dans l’émotion, la prière et la foi en Dieu. L’on se força de part et d’autre à garder bonne mine, mais le sentiment d’une si grande perte l’a emporté sur beaucoup d’entre nous. Alors les voix ont tremblé, les sanglots ont fini par monter, les larmes par couler.
Nous étions venus te dire « À Dieu » dans la douleur et t’accompagner à ta dernière demeure. Puis, de retour, nous faisions face au grand vide que tu venais de créer. Tu étais si grand !
Grand par ses valeurs et son engagement
Grand, tu l’étais sans que l’on ne parle de ton mètre 90, non. Grand, tu l’étais par tes valeurs d’homme, par tes œuvres, par ta parole, par ton engagement à servir et à travailler pour les autres.
Grand, tu l’étais surtout pour nous, tes collaborateurs. Ici, dans ta maison CAB Dèmèso, ta voix ne traversera plus ni les couloirs, ni les bureaux, encore moins les escaliers et la salle de réunion.
Que dire de ta FENALAIT, ta PROFILAIT, de l’AMAFILAIT et de tous les acteurs du lait local du Mali pour lesquels tu étais encore plus grand.
Abou, le Président et le sage
La filière lait local du Mali était devenue ton champ et tu en as été un fier artisan de sa construction et de sa grandeur. De Bagan yiriwa ton de Kassela à la FENALAIT puis à PROFILAIT, que de chemins tu auras parcourus à travers le Mali pour le bonheur des producteurs de lait et le développement de la chaîne de valeur du lait local.
Que de difficultés, de conflits tu auras connus au nom du lait local du Mali… Mais hélas, ce jour-là, tu as répondu au dernier appel du Créateur, dans ta grande dignité et ta grande sagesse. En terre africaine de Côte d’Ivoire où tu avais émis l’espoir de retrouver la parfaite santé, tu as plutôt soufflé sur ta bougie pour qu’elle s’éteigne à jamais. C’était aussi ça ton destin.
Merci, Abou le Grand
En ces temps où tu nous quittes, CAB Dèmèso te dit merci pour ton sens élevé de l’amitié, de la responsabilité, de la collaboration franche et sincère, pour ton engagement sans répit, même pendant ton combat contre la maladie.
À Dieu cher ami ; à Dieu compagnon ; à Dieu frère ; à Dieu Président. Va en paix et CAB Dèmèso ne t’oubliera jamais. Nous prions pour toi. Nous implorons la clémence de notre Créateur afin qu’il t’accueille dans son Paradis.
Dors en paix Abou le Grand. Niangadou, que ton âme repose en paix. Que la terre te soit légère. Amine.
CAB Dèmèso
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